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[jeudi 03 mai 2007 à 14:19:39] Lu 195746 fois (193165 by )
INTERNET / DIGG, PANDORA,... Le WEB 2.0 mis à mal
Les signes inquiétants des limites d'un système
Devons-nous voir dans les difficultés de DIGG à gérer le participatif, puis ensuite dans PANDORA contraint de fermer le robinet, les signes avant-coureurs d'un système qui ne tient son succès que d'un système contributif quasi-incontrôlable ?
C'est la question de l'on peut se poser après les derniers évènements qui secouent la toile.

Le cas DIGG
L'équipe dirigeante de DIGG (le scoopeo US), après avoir tenté d'interdire puis finalement de limiter la propagation d'information sur la divulgation de la clé secrète de décodage des HD-DVD protégés, s'est vu pris en otage par une poignée de ses membres. Par duplication et multipostage, DIGG n'a pu finalement en(dig)uer l'afflux de posts reprenant ce fameux code interdit. Du coup, une grosse menace plane sur l'avenir de DIGG qui se met en situation de hors-la-loi alors que les majors ont bien l'intention d'en faire un exemple. Hélas, le mal est déjà fait puisque plusieurs centaines de milliers de webs ont repris cette clé... Kevin Rose, fondateur de Digg, après avoir tenter de prévenir une situation empirique pour son devenir, s'est finalement rangé du côté des internautes et à choisi de laisser-faire, en signe de solidarité... ou plutôt d'impuissance.
Dans le cas présent, qui est le maître d'un système basé entièrement sur le contributif ? Qu'elle est sa valeur réelle puisqu'elle peut, du jour au lendemain, être prise d'assaut par une communauté tout entière qui ne voit que son propre intérêt ? Manifestement, la réponse est toute trouvée grâce à cette situation sans précédent.
Le cas Pandora
Ici, c'est encore une fois les majors qui sont à l'origine d'une décision qui va rendre inaccessible l'accès aux services de PANDORA pour bon nombre d'internautes. La france n' y échappera pas.
PANDORA propose des recommandations musicales. Il propose d'écouter en streaming des morceaux de musique en ligne en fonction de ces affinités. Sauf que Tim Westergren, son concepteur, se heurte à un problème de taille : pour pouvoir diffuser en dehors des USA, il doit re-négocier la licence musicale au cas par cas et ceci pour chaque pays. Ce qui est, vu les conditions actuelles imposées et la complexité du système, quasi impossible. Pire, son modèle économique est déjà bien entâmé par des coûts de fonctionnement (bande passante) exhorbitants.
En l'état actuel des choses, Tim Westergren va devoir limiter l'accès de son web aux seuls américains. Bien sûr, de petits malins, via des proxys, contourneront la restriction. Finalement, tout pousse au "piratage"...
Tous ces nouveaux projets se heurtent à la fois aux limites d'un système internet mondial face à des droits exclusifs et inappropriés, ainsi qu'à des lobbying organisés par des grandes compagnies ou industriels de l'audio-visuels.
Bref, ca sent le soufre dans le monde du WEB 2.0.
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